Un couple poursuivi pour dénonciation calomnieuse à l’égard d’un prêtre

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Soupçonné d’avoir faussement accusé un prêtre du diocèse de Châlons-en-Champagne d’attouchements sur des mineurs, un couple est poursuivi pour « dénonciation calomnieuse », a indiqué le parquet de la ville fin octobre.

 

Le cas est rare. Un couple devra répondre de dénonciation calomnieuse devant le tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne, soupçonné d’avoir faussement accusé, au printemps, un prêtre du diocèse d’attouchements sur plusieurs jeunes garçons, a annoncé le parquet de la ville, lundi 29 octobre. Le couple mis en cause comparaîtra le 27 février prochain.

 

Le parquet « engage des poursuites pour dénonciation calomnieuse à l’encontre du couple ayant procédé à des accusations de pédophilie à l’encontre du prêtre responsable du Foyer de charité de Baye », a ainsi indiqué Éric Virbel, procureur de Châlons-en-Champagne.

 

Ce dernier, le père François-Jérôme Leroy, a été blanchi par la procédure engagée à son sujet. « Les nombreuses auditions et investigations n’ont pas permis de retrouver le moindre élément venant confirmer les accusations portées à l’encontre de François-Jérôme Leroy », note ainsi le communiqué du parquet.

 

« Cette nouvelle est un immense soulagement, pour lui bien sûr, pour ses proches, et pour les membres des Foyers de Charité, a pour sa part indiqué l’œuvre, dans un communiqué publié le 30 octobre. Nous remercions le père François-Jérôme Leroy et la communauté du Foyer de Charité de Baye qui ont accueilli les mesures de prudence décidées afin de permettre à l’enquête de se dérouler en toute sérénité et de protéger chacun. »

 

L’enquête se poursuit au sujet d’un autre prêtre

 

Au moment de la dénonciation, les diocèses de Versailles, où le prêtre est incardiné, et de Châlons-en-Champagne, où il résidait, avaient décidé, en accord avec la justice, de l’envoyer dans un lieu retiré, « connu du procureur ».

 

Dans sa lettre de dénonciation, le couple, proche du Foyer de charité de Baye, mettait aussi en cause le prédécesseur du père Leroy, le père Michel Blard, qui vivait dans ce même foyer jusqu’à sa mort et sur qui pèsent de sérieux soupçons d’agressions sexuelles. Concernant ce prêtre, décédé en 2014, trois témoignages ont notamment été recueillis. En 2017, l’évêque de Châlons-en-Champagne, Mgr François Touvet, avait reçu les parents de l’une des victimes présumées, décédée en 2013.

 

Dans son communiqué, le parquet précise d’ailleurs que l’enquête sur des faits d’agressions sexuelles commis par le père Blard (décédé en 2014) sur des enfants dans les années 1960-1970 se poursuit, notamment sur le comportement des autorités ecclésiastiques ayant eu connaissance des faits.

Source: https://africa.la-croix.com/




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