[Question du jour] : « Comment les prêtres, religieux et religieuses peuvent-ils bien vivre leur chasteté ? »

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Chaque jour, un prêtre répond à une question d’internaute sur la foi catholique.
Aujourd’hui, la Croix Africa reprend la réponse donnée par le père Joseph Loïc Mben, jésuite camerounais, enseignant de morale et de bioéthique à l’Institut théologique de la Compagnie de Jésus (ITCJ), à Abidjan, sur la chasteté des prêtres et religieux.

Dans la tradition de l’Église, nous distinguons la chasteté de la continence. La continence, c’est le fait de s’abstenir de relations sexuelles ; la chasteté est la vertu dont nous avons besoin dans les questions sexuelles. Même les mariés sont invités à vivre la vertu de la chasteté qui déborde la génitalité. La chasteté est une manière d’être et de traiter les autres. On peut bien être continent sans être chaste. La virginité est d’abord spirituelle. Dans la vie religieuse, et plus précisément dans le courant cénobite, la structure communautaire aide à vivre la chasteté. Elle aide également à se canaliser et être épanoui.

Le fait qu’un religieux ou une religieuse se retrouve dans une histoire sentimentale signifie qu’il y a un manque. Une vie communautaire bien articulée permet d’absorber ce manque. Si elle n’est pas épanouissante, l’on peut être tenté d’aller chercher une consolation à l’extérieur de la communauté. Dans une communauté, il y a tout un tas de choses qui sont mises ensemble et qui permettent l’épanouissement, la prière, le partage. De plus, un religieux doit avoir un directeur spirituel à qui il peut s’ouvrir en cas de problème.

 

Source: https://africa.la-croix.com/




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