Méditation du mercredi 20 décembre 2017

252

Rien n’est impossible à Dieu

Saint Luc 1, 26-38

Au sixième mois d’Elisabeth, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait : ’la femme stérile’. Car rien n’est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

 

Ces points de méditation sont inspirés des mots du pape Jean Paul II au Mexique en 1979.

1. Chercher. Parmi les nombreux titres accordés à la Vierge tout au long des siècles par l’amour filial des chrétiens, il y en a un qui a une signification très profonde : Virgo Fidelis, la Vierge fidèle. Que signifie cette fidélité de Marie ? Quelles sont les dimensions de cette fidélité ? La première dimension peut s’appeler la recherche. Marie était fidèle tout d’abord quand elle a commencé, avec amour, à chercher le sens profond du plan de Dieu pour elle et pour le monde :  » Quomodo fiet ? » – Comment cela va-t-il se faire ?- demande-t-elle à l’ange. Déjà dans l’Ancien Testament, la signification de cette recherche est décrite par une expression d’une beauté exceptionnelle et d’un contenu spirituel extraordinaire : « Chercher le visage du Seigneur. » Il n’y a pas de fidélité si elle n’est pas enracinée dans cette recherche ardente, patiente, et généreuse ; s’il n’y a pas au coeur de l’homme une question à laquelle seulement Dieu peut donner une réponse, ou plutôt, à laquelle seulement Dieu est la réponse.

 

2. Accepter. La deuxième dimension de la fidélité s’appelle l’acceptation. Le  » quomodo fiet ? » devient, sur les lèvres de Marie « fiat » . Que cela soit fait, je suis prête, j’accepte : c’est le moment crucial de la fidélité, le moment où l’homme perçoit qu’il ne comprendra jamais complètement le « comment ; » car dans le plan de Dieu il y a plus de mystère que de certitude. C’est alors que l’homme accepte le mystère, lui donnant une place dans son coeur, tout comme « Marie conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son coeur. » (Luc 2:19) C’est le moment où l’homme s’abandonne au mystère, non pas avec résignation comme celui qui capitule devant une énigme ou une absurdité, mais plutôt avec la disponibilité de quelqu’un qui s’ouvre afin d’être habité par quelque chose – quelqu’un ! – plus grand que son propre coeur. Cette acceptation se produit grâce à la foi, qui est l’adhérence de tout l’être au mystère révélé.

 

3. Adhérer. La troisième dimension de la fidélité est la cohérence. Vivre selon ce que l’on croit. Adapter sa vie à l’objet de son attachement. Cela implique d’accepter des malentendus et des persécutions plutôt que séparer ce qu’on pratique et ce qu’on croit : c’ est la cohérence. Voila peut-être le noyau le plus profond de la fidélité.

 

4. Persévérer . Mais toute fidélité doit passer par l’épreuve de la durée. Par conséquent, la quatrième dimension de la fidélité est la constance. Il est facile d’être constant un jour ou deux. Il est difficile et important d’être constant sa vie entière. Il est facile d’être constant à l’heure de l’enthousiasme ; il est difficile de l’être au moment du malheur. Et seulement une constance qui tient durant toute une vie peut s’appeler la fidélité. Le « fiat » de Marie à l’Annonciation trouve sa plénitude dans le « fiat » silencieux qu’elle a répété au pied de la croix. Etre fidèle signifie ne pas trahir dans l’obscurité ce qu’on a accepté dans la lumière.

Prière

Marie, ma mère et mère de l’Eglise, aide-moi à vivre une vie de fidélité dans les petites choses, comme toi .

 

Résolution

Essayer aujourd’hui d’imiter Marie en cherchant la volonté de Dieu dans ma vie, puis la recevoir comme l’a fait Marie. Etre constant en l’accomplissant, et demander l’Esprit Saint de faire durer ces habitudes toute ma vie. Si je le peux, assister à la messe aujourd’hui, demandant l’Esprit Saint la grâce d’être docile à ses inspirations.

 




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *