Méditation du mardi 12 décembre 2017

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Joie pour la brebis retrouvée

 

Evangile selon St Matthieu, chapitre 18, 12-14

Jésus disait à ses disciples : « Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s’il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

 

Prière d’introduction
Seigneur, je crois que tu es le chemin vers le salut, vers ce bonheur que mon cœur désire. Augmente ma foi. Remplis mon cœur de ton amour. Viens me sauver Seigneur.

 

Demande
La joie d’avoir Jésus pour bon pasteur.

 

Points de réflexion

1. Dans ce petit passage de l’Evangile de Matthieu, Jésus touche plusieurs thèmes importants, avec cette image du berger et de ses brebis. Le « bon pasteur » nous révèle une facette importante du message de Jésus, et ses disciples l’avaient bien compris. Dans l’art sacré des premiers siècles après Jésus, celui-ci est souvent représenté sous la forme d’un berger, le bon pasteur, avec, justement, cette brebis perdue, qu’il est allé cherchée et qu’il a prise dans ses bras. Jésus est bien venu sur terre comme un roi. Mais comme il l’a répété souvent, pas comme les rois de ce monde. C’était un point très important. A l’époque de Jésus, le roi était l’empereur de Rome, un envahisseur qui voulait imposer la loi romaine dans tout le monde connu. Un souverain absolu, avec droit de vie ou de mort sur ses sujets. Les disciples de Jésus avaient aussi comme exemple de roi les petits rois qu’il y avait en Palestine, qui n’étaient pas non plus des exemples de souverain bienveillant, à l’exemple d’Hérode qui tua des milliers de bébés dans l’espoir que Jésus serait l’un d’entre eux. Nous comprenons donc que la figure royale de Jésus ait été souvent mise en parallèle avec la figure du bon pasteur, l’une n’allant pas sans l’autre. Jésus est roi, mais n’est pas un tyran. Il ne se sert pas de son peuple pour s’enrichir, c’est lui qui se fait pauvre pour que son peuple trouve la vraie richesse.

 

2. De quelle manière Jésus est-il un bon pasteur ? Jésus est venu pour servir, non pour être servi. Jésus se préoccupe vraiment pour nous. Son pouvoir et son autorité, il les utilise pour notre bien, pour notre vrai bien. A cause du péché originel, notre être est blessé, notre intelligence n’est plus toujours capable de voir ce qui est bien avec clarté, et notre volonté ne désir pas toujours le meilleur, mais parfois ce qui peut nous faire du mal. Nous avons besoin d’un guide, d’un pasteur, qui nous montre la voie, qui nous ouvre le chemin, et qui écarte les dangers qui sont trop forts pour nous. Ces dangers les plus graves, ce sont les péchés. Le péché est ce qui nous fait le plus de mal, car c’est ce qui peut nous éloigner de notre seul et unique vrai bien, qui est de trouver le salut, d’aller au Paradis. C’est là que le bon berger veut nous conduire. Le bon pasteur est une image qui était déjà présente dans l’Ancien Testament, dans le psaume 23 notamment. C’est vers ces prés d’herbe fraiche et ces eaux jaillissantes que Jésus nous conduit. Or cela, dans l’agitation de notre vie nous pouvons l’oublier. Mais lui est toujours là, et il veille pour que nous arrivions bien là où nous devons aller. L’Apocalypse dit au chapitre 21 : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu avec eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’est en allé. »

 

3. Un autre élément important de ce passage est cette brebis perdue, que le pasteur va chercher en laissant les quatre vingt dix neuf autres. Jésus ne se soucie pas seulement de son troupeau. Ce qu’il veut, ce n’est pas que la plupart des brebis arrivent vivantes, c’est que toutes et chacune d’entre elles arrivent. Il s’inquiète pour chacun de nous, personnellement. Il fera tout ce qui est nécessaire pour sauver même une seule brebis qui s’est égarée. Jésus veut nous voir tous sains et saufs. Même si nous étions le seul pécheur sur cette terre, que tous les autres hommes étaient des saints, Jésus serait venu pour me sauver, il serait mort sur la croix pour moi. Et, juste pour moi, il y aurait au Ciel une fête plus grande que pour tous les autres justes ; une joie immense dans le cœur de Jésus, seulement pour moi. C’est avec cet amour que Jésus m’aime, et le fait que je ne suis pas le seul pécheur sur terre n’y change rien. Réjouissons-nous donc de cet amour, et restons près de Jésus. Et si nous nous égarons, essayons de le retrouver le plus tôt possible.

 

Dialogue avec le Christ
Merci Jésus de venir sur la terre pour me sauver. Merci d’être ce bon pasteur qui me guide au milieu des dangers, des tentations qui nous guettent. Toi seul peux me mener dans le Royaume des Cieux. Toi seul tu es le bon pasteur. Merci Jésus !

 

Résolution
Faire une prière pour la conversion des pécheurs.

 




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