Méditation du vendredi 02/11/2018

448

Les héritiers du Royaume

Matthieu 25, 31-46

 

« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ’Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ’Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ’Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ’Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ’Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ’Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

 

Réflexion

1) Il y en aura des surprises le jour du jugement final ! Certains qui peut-être se considéraient comme peu religieux recevront la récompense pour leurs bonnes œuvres et pour leur amour envers leurs frères. D’autres, qui pensaient n’avoir rien fait digne d’un reproche, se verront séparés du Christ : leur omission de bonnes oeuvres les condamnera. Ce jour-là, ils voudront faire appel, donner des explications, prétexter de leur ignorance, justifier leurs distractions et l’indifférence qu’ils auront montrée devant leur proches. Jésus, parce qu’il nous aime, nous enseigne dans cet évangile quelles actions dans cette vie comptent pour l’éternité. Seul comptera ce que nous aurons fait pour Dieu et pour nos frères, les hommes.

 

2) On ne mettra pas d’un côté de la balance les actes religieux faits pour la gloire de Dieu et de l’autre les actes de service aux démunis. Jésus Christ, en s’incarnant, a assumé la nature humaine et il a voulu s’identifier à chacun de nos frères. L’Evangile ne cesse de répéter que ce que nous faisons à nos frères, même aux plus petits, c’est à Jésus que nous le faisons. Parce que Jésus nous aime, il nous avertit que nous serons jugés à la fin de la vie et que nous serons examinés sur l’amour. Ce sera un jugement sans appel, et nous n’aurons plus la possibilité de changer quelque chose à notre comportement passé.

 

3) C’est maintenant, dans ce moment présent, pendant le carême, que nous avons un temps propice à la conversion. C’est aujourd’hui que nous pouvons nous donner à la seule chose qui compte : l’amour de Dieu et de nos frères, exprimé non pas avec des paroles et des bons sentiments, mais par la pratique d’œuvres de miséricorde.

 

Prière

Dieu, notre Père, donne-nous la grâce d’écouter et de pratiquer les enseignements de ton Fils, pour qu’après l’avoir eu pendant cette vie comme Maître, Il soit pour nous, au dernier jour, le Juge qui nous accueillera dans ta gloire. Nous te le demandons par Jésus Christ notre Seigneur. Amen.

 

Résolution

Faire une œuvre de miséricorde, par amour pour le Christ, en découvrant en notre prochain le visage du Christ. (Si nous ne les connaissons pas, apprendre par cœur les œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles. Cf. le Catéchisme de l’Eglise Catholique, paragraphe 2447)

 




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *