Méditation du 30/10/2018

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PREMIÈRE LECTURE

« Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! » (Nb 11, 25-29)

Lecture du livre des Nombres

En ces jours-là,
le Seigneur descendit dans la nuée
pour parler avec Moïse.
Il prit une part de l’esprit qui reposait sur celui-ci,
et le mit sur les 70 anciens.
Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser,
mais cela ne dura pas.

Or, deux hommes étaient restés dans le camp ;
l’un s’appelait Eldad, et l’autre Médad.
L’esprit reposa sur eux ;
eux aussi avaient été choisis,
mais ils ne s’étaient pas rendus à la Tente,
et c’est dans le camp qu’ils se mirent à prophétiser.
Un jeune homme courut annoncer à Moïse :
« Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »
Josué, fils de Noun, auxiliaire de Moïse depuis sa jeunesse,
prit la parole :
« Moïse, mon maître, arrête-les ! »
Mais Moïse lui dit :
« Serais-tu jaloux pour moi ?
Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple
un peuple de prophètes !
Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 18 (19), 8, 10, 12-13, 14)

R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur.
 (Ps 18, 9ab)

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables.

Aussi ton serviteur en est illuminé ;
à les garder, il trouve son profit.
Qui peut discerner ses erreurs ?
Purifie-moi de celles qui m’échappent.

Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil :
qu’il n’ait sur moi aucune emprise.
Alors je serai sans reproche,
pur d’un grand péché.

DEUXIÈME LECTURE

« Vos richesses sont pourries » (Jc 5, 1-6)

Lecture de la lettre de saint Jacques

Vous autres, maintenant, les riches !
Pleurez, lamentez-vous
sur les malheurs qui vous attendent.
Vos richesses sont pourries,
vos vêtements sont mangés des mites,
votre or et votre argent sont rouillés.
Cette rouille sera un témoignage contre vous,
elle dévorera votre chair comme un feu.
Vous avez amassé des richesses,
alors que nous sommes dans les derniers jours !
Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers
qui ont moissonné vos champs,
le voici qui crie,
et les clameurs des moissonneurs
sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.
Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices,
et vous vous êtes rassasiés
au jour du massacre.
Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué,
sans qu’il vous oppose de résistance.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la » (Mc 9, 38-43.45.47-48)

Alléluia. Alléluia. 
Ta parole, Seigneur, est vérité ;
dans cette vérité, sanctifie-nous.
Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jean, l’un des Douze, disait à Jésus :
« Maître, nous avons vu quelqu’un
expulser les démons en ton nom ;
nous l’en avons empêché,
car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »
Jésus répondit :
« Ne l’en empêchez pas,
car celui qui fait un miracle en mon nom
ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n’est pas contre nous
est pour nous.
Et celui qui vous donnera un verre d’eau
au nom de votre appartenance au Christ,
amen, je vous le dis,
il ne restera pas sans récompense.

Celui qui est un scandale, une occasion de chute,
pour un seul de ces petits qui croient en moi,
mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou
une de ces meules que tournent les ânes,
et qu’on le jette à la mer.
Et si ta main est pour toi une occasion de chute,
coupe-la.
Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle
que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains,
là où le feu ne s’éteint pas.
Si ton pied est pour toi une occasion de chute,
coupe-le.
Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle
que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.
Si ton œil est pour toi une occasion de chute,
arrache-le.
Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu
que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,
là où le ver ne meurt pas
et où le feu ne s’éteint pas. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Réflexion :

1) Jésus ne faisait pas l’unanimité de tous, loin de là. Certains s’opposaient à Jésus de manière extrême : ils disaient que Jésus expulsait les démons au nom de Satan. La calomnie peut être dure mais rarement a-t-elle été aussi cruelle ! Jésus a démontré l’incohérence de l’argumentation de ses adversaires : si Satan se servait de lui pour expulser ses propres serviteurs, son royaume serait divisé. Ce serait illogique d’agir ainsi. Mais même dans ces circonstances, certains continuaient à se méfier de Jésus. Il leur manquait l’ouverture nécessaire pour voir le bien que Jésus faisait. Ils étaient tellement remplis d’eux-mêmes, de leur crainte de se tromper et de se « faire avoir » par un imposteur, qu’ils sont passées à côté du message de salut annoncé par Jésus.

Avant de dire quelque chose de négatif sur qui que ce soit, nous devons d’abord réfléchir. Est-ce que je fais le bien ? Quelles sont mes motivations réelles ?

2) Dans un autre passage de l’Evangile, Jésus dit : « celui qui n’est pas avec moi est contre moi » (Matthieu 12, 30). Nous n’avons pas le choix de la neutralité. Nous ne pouvons pas rester spectateur. Faisons bien attention car parfois, nous prenons une décision en NE prenant PAS de décision. Cela peut s’appeler « décider par défaut ». Quand nous ne sommes pas activement engagés du côté de Jésus, nous sommes, d’une certaine manière, contre lui. Nous controns ses efforts pour emmener des âmes au Père. De même, agir activement au nom de Jésus fait de nous un des siens, membre à part entière de son troupeau.

Nous pouvons nous demander : quelles parties de moi ne sont pas encore touchées par la foi ? L’usage que je fais de mes temps libres ? Est-ce que je réfléchis afin de choisir de mettre toute ma vie au service du Seigneur ?

3) Tous ceux qui ont étudié un peu la science savent qu’un vide a tendance à se remplir. Le vide spirituel est le plus vulnérable. Si notre vie spirituelle se résume à éviter le péché, nous courons un grand risque. Il ne faudra pas longtemps pour que le vide soit rempli. Et de quoi sera-t-il rempli ? C’est à nous d’en décider. Il ne suffit pas d’éviter le péché. Nous devons travailler activement à remplir nos âmes par la prière, par l’acquisition des vertus, et par le travail apostolique.

Prière :

Seigneur, par mon baptême, Tu m’as appelé. Aide-moi à travailler sans cesse à remplir mon âme de Toi et à transmettre Ton amour aux autres.

Résolution :

Aujourd’hui, faire un effort particulier pour être bienveillant, c’est à dire pour bien parler des autres.




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