[Les mots de la foi] : Les enseignements de la fin de l’année liturgique

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Le père Roger Gomis est prêtre du diocèse de Dakar, au Sénégal. La Croix Africa publie périodiquement ses chroniques spirituelles. Cette semaine, il revient les enseignement de la fin de l’année liturgique, à la veille de la fête du Christ Roi de l’Univers.

 

L’année liturgique touche à sa fin. Ses dernières semaines ont été consacrées à nous faire réfléchir sur la fin des temps et à nous préparer à entrer dans le Royaume de Dieu.
 Elles ont été particulièrement marquées par trois temps forts : la Toussaint, la Commémoration des fidèles défunts,
 la fête du Christ Roi de l’Univers, en qui tout se récapitule, déjà dès maintenant et pour l’éternité. Quelques enseignements de cette fin de l’année liturgique.

 

Avec les deux fêtes de la Toussaint et de la Commémoration des fidèles défunts, l’Église rappelle aux fidèles qu’ils ne sont pas sur cette terre pour y rester mais qu’ils ne sont que des pèlerins et des voyageurs (cf. 1 P 2, 11). En conséquence, elle invite à réfléchir sur cette merveilleuse destinée qui nous est préparée au-delà de toute attente : ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment (cf. 1 Co 2, 9).

 

Effet, ces deux grandes célébrations au début du mois de novembre évoquent d’une part la joie du Ciel promise à tout fidèle et d’autre part la condition pour y parvenir, à savoir : une nécessaire et entière purification de l’âme avant d’être en présence de Dieu, dans ce « face à face » qui la comblera pour l’éternité. Des affirmations de foi proclamées dans le Credo : « Je crois à la communion des saints, à la rémission des péchés, 
à la résurrection de la chair, à la vie éternelle ».

 

Nous ne sommes donc pas destinés à rester sur cette terre, nous sommes faits pour la vie du Ciel ; notre vie sur la terre aura un terme, à un moment que nous ne connaissons pas; la mort n’est qu’un « passage », pour accéder à une vie plus haute qui ne finira pas ; et cette nouvelle vie sera fixée par la manière dont nous aurons vécu ici-bas.

 

C’est donc aujourd’hui, ici et maintenant que nous déterminons nous-mêmes ce que sera notre éternité, soit en répondant à la vocation de sainteté à laquelle Dieu nous invite, soit en la refusant, ou, tout simplement, en la négligeant.

 

Le Jugement final

 

Par ailleurs, les derniers dimanches de l’année liturgique, particulièrement avec la fête du Christ Roi de l’univers, nous préparent également à l’idée du Jugement final qui se réalisera lors du retour du Christ dans sa Gloire (cf. CEC 1038). Dans le Crédo, l’Église évoque encore la perspective du retour du Christ à la fin des temps, « pour juger les vivants et les morts ».

 

Ce Jugement final auquel personne ne pourra se soustraire est une vérité de foi. Elle n’est pas destinée à nous faire peur mais à nous stimuler pour nous maintenir dans la vraie perspective, qui est de préparer dès ici-bas notre éternité.

 

Car c’est au Christ-Vérité que sera définitivement confrontée la vérité de la relation de chaque homme à Dieu, à ses semblables et à son environnement. Le Jugement dernier révélera jusque dans ses ultimes conséquences ce que chacun aura fait de bien ou omis de faire durant sa vie terrestre. Il interviendra lors du retour glorieux du Christ, dont seul le Père seul en connaît l’heure et le jour et décide de son avènement. Par son Fils Jésus-Christ, le Père prononcera alors sa parole définitive sur toute l’histoire (cf. CEC 1039-1040).

 

Autant rappeler, enfin, que l’entrée au ciel n’est pas « automatique »,encore moins un « dû » : elle se mérite par une vie en conformité avec la loi divine, mais elle reste toujours soumise à la grâce de la persévérance finale (cf. CEC 2016).

 

Source: https://africa.la-croix.com/




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