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Explications bibliques sur les statues et images dans l’Église

Au cours de la messe qu’il a présidée, dimanche 7 mars, à la paroisse Saint Mathieu de Yopougon, le père Donatien Lolo, vicaire épiscopal du diocèse de Yopougon a donné une catéchèse sur l’origine biblique des statues et images dans l’Église.

La première lecture du troisième dimanche de Carême qui fait référence à l’interdiction par Dieu de ne faire « aucune idole, aucune image » a servi de base pour le père Donatien Lolo, vicaire épiscopal du diocèse de Yopougon pour donner une catéchèse sur l’origine biblique des statues et images dans l’église.

Pour cette catéchèse, le père Lolo s’est appuyé sur « 20 questions et réponses bibliques sur les statuts et images dans les églises », une « catéchèse biblique » écrite par Mgr Jean Salomon Lézoutié, l’ordinaire, qu’il a présenté aux fidèles.

Dans leurs rapports avec les autres chrétiens, la question de « l’idolâtrie » des catholiques est un débat récurrent auquel l’évêque, ancien professeur de théologie biblique au grand séminaire d’Anyama (Côte d’Ivoire), veut apporter une réponse « uniquement à partir de la Bible qui est notre dénominateur commun », précise-t-il.

Images et de statues voulues par Dieu dans la Bible

D’entrée, l’évêque de Yopougon distingue, dans son livre, trois principales catégories d’images et de statues dans la Bible : celles « condamnées » par Dieu à l’exemple du veau d’or (Exode 32), celles dont la fabrication a été « commandée » (Exode 25) par le Seigneur, et celles qui « font partie de l’architecture générale du temple » (2 Chronique 4).

« Dans la Bible, il existe une catégorie de statues et d’images voulues par Dieu lui-même dans le culte, écrit Mgr Lézoutié. Par conséquent, leur présence dans le culte n’est plus au choix, mais obligatoire pour les israélites. Moïse a dû fabriquer ces images et statues, et il a dû les introduire dans le culte, pour obéir à l’ordre reçu du Seigneur, de s’en servir dans la liturgie. »

Ces représentations sont de deux groupes, poursuit l’évêque, dans son livre, sous forme de questions-réponses. Le premier groupe est fait de celles qui « entrent dans l’habillement religieux des israélites : la statue de fleur pour le grand prêtre (Exode 28 ; Exode 29) et les phylactères pour les juifs pieux (Deutéronome 6. Matthieu 21) ». Le deuxième groupe concerne les représentations d’anges (Exode 25) et une statue de serpent : le Serpent de bronze (Nombres 21).

Une imprimerie diocésaine pour l’autonomie financière

Le livre de l’ordinaire présenté par son vicaire épiscopal fait partie des nombreux ouvrages produits par « ID-YOP », l’imprimerie diocésaine de Yopougon, que dirige le prêtre depuis l’année pastorale 2019-2020.

Le projet d’imprimerie a été conçu et mis en œuvre par l’évêque dans le cadre de l’autonomisation financière du diocèse de Yopougon. « Avec un équipement technique de pointe, l’imprimerie diocésaine de Yopougon propose divers services à des prix très intéressants pour toutes les bourses », est-il indiqué dans sa brochure de présentation. L’« ID-YOP » travaille avec « tout type de structures et personnes physiques voulant s’offrir des services d’imprimerie de qualité dans le strict respect des normes éthiques du marché ».

Source
La Croix Afrique

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