En Côte d’Ivoire, la journée nationale de la Caritas sous le signe du partage et de l’autonomie financière

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L’Église ivoirienne a célébré, dimanche 16 décembre, la Journée nationale de la Caritas dans le diocèse d’Abengourou (Est).

L’organisation a réitéré l’appel des évêques à l’autonomie financière.

En Côte d’Ivoire, l’Église catholique célèbre la Journée nationale de la Caritas le troisième dimanche de l’Avent appelé « dimanche de la joie ».Cette année, la célébration a été placée sous le signe de l’engagement, du partage et de l’autonomie des paroisses et des diocèses.

Créée en 1955, Caritas Côte d’Ivoire est l’instrument de la mise en œuvre de la pastorale sociale de l’Église au service des personnes et des communautés, sans exclusive.

Dimanche 16 décembre, la célébration de la Journée nationale de la Caritas s’est faite dans toutes les paroisses ivoiriennes, mais la messe solennelle a été célébrée à la paroisse Saint Jacques à Abengourou, dans l’est de la Côte d’Ivoire.

Fraternité et partage

Présidée par le père Jean-Pierre Tiémélé, secrétaire exécutif national de Caritas Côte d’Ivoire, la messe a été l’occasion d’inviter les fidèles ivoiriens à ouvrir leurs cœurs, leurs yeux et leurs mains à la misère des pauvres.

« En ce dimanche de la charité et de la joie, laissons éclater notre joie et à travers nos dons, a exhorté le père Tiémélé dans son homélie. Posons le geste qui permet à l’autre d’être épanoui pour mieux découvrir le visage du Christ. »

Célébrer la fête de la charité, aux yeux du secrétaire exécutif national de Caritas, c’est d’abord accepter de communier, au sein de la communauté, dans un esprit de fraternité et de partage. À cet effet, il a encouragé le peuple de Dieu et les personnes de bonne volonté à investir dans l’humain plutôt que dans les choses périssables.

« L’homme est la plus grande des richesses et pourtant nos investissements sont parfois orientés dans des choses périssables plutôt qu’en l’homme, fait à l’image de Dieu, a-t-il déploré. En investissant en l’être humain, il y aura toujours une plus-value, des retombées constructives pour lui, pour sa famille et pour la société. »

Autonomie financière

À l’instar de plusieurs Églises d’Afrique, l’Église ivoirienne sensibilise ses fidèles au sujet de ses finances, et rappelle régulièrement sa volonté de viser l’autonomie financière. Dans son homélie, le responsable de Caritas Côte d’Ivoire a réitéré l’appel des évêques ivoiriens dans ce sens.

« Aujourd’hui, l’autonomie demeure une aspiration profonde de nos Églises diocésaines car elles connaissent des difficultés pour se prendre en charge, a-t-il rappelé. Nos évêques nous engagent sur la voie de l’autonomisation de nos diocèses, de nos institutions. Il y a un effort réel qui est fait mais de la part de quelques-uns seulement. »

Appelant à plus de solidarité, le père Tiémélé a également rappelé que ce sont tous les fidèles, quel que soit leur statut social, qui sont concernés par le service de la charité, qui est une obligation chrétienne. « Il ne s’agit pas d’une œuvre facultative mais plutôt d’une exigence fondamentale découlant de notre foi. »

 

Source: https://africa.la-croix.com/




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