Conservez l’esprit de Noël avec cette prière quotidienne

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Découvrez cette prière de Dom Guéranger à réciter chaque matin pour prolonger l’esprit de Noël.

Après le 25 décembre, il est facile d’oublier que la période de Noël ne fait que commencer. C’est ce qu’on appelle l’octave de Noël. L’octave de Noël vient du latin octavus (« huitième ») ; cette période représente les huit jours ponctuant la Nativité jusqu’au jour octave de Noël, c’est-à-dire de la solennité de Marie, Mère de Dieu. Fêtée le 1er janvier, cette journée est aussi la journée mondiale de la paix. Huit jours denses, festifs, familiaux et fraternels qui laissent quand même percevoir le futur mystère de la Croix.

Et si pour conserver l’esprit de Noël il vous suffisait de commencer chaque journée par une prière vous permettant de méditer sur le grand mystère de l’Incarnation ? Dom Prosper Guéranger (1805-1875), premier Abbé de l’Abbaye de Solesmes et restaurateur de la vie bénédictine en France, a laissé derrière lui un ouvrage intitulé L’Année liturgique dans lequel il propose des prières spécifiques pour chaque temps de l’année liturgique.

Découvrez ci-dessous L’Acte d’Humilité de Dom Prosper Guéranger « Ô mon Jésus, abattez-moi au pied de Votre crèche afin que je ne me relève plus dans mon orgueil » :

Mais, ô Dieu Enfant ! Les bergers de Bethléem ne Vous furent pas seulement agréables par la simplicité de leur Foi ; ils Vous plurent aussi par l’Humilité de leur cœur. Vous aimez les petits, ô mon souverain Roi ! Et c’est pour cela même que ces heureux pasteurs obtinrent l’insigne gloire d’être préférés à tout le genre humain, dans l’honneur de venir saluer les premiers Votre berceau. Ainsi l’humilité de Marie a été l’aimant qui Vous attira du Ciel dans Ses chastes flancs, et l’humilité des bergers Vous porte à les appeler les premiers pour former, avec Marie et Joseph, avec les Saints Anges, Votre auguste Cour, dans cette étable devenue un vrai Paradis. Oh ! Quelle admirable leçon Vous me donnez, ô mon Sauveur, à moi qui dois marcher à leur suite ; bien plus, qui vais Vous recevoir en moi-même. Abaissez-donc, ô Jésus, toutes les hauteurs de mon esprit ; humiliez toutes les répugnances de mon cœur. Abattez-moi au pied de Votre crèche, afin que je ne me relève plus dans mon orgueil. Mais, ô mon Jésus, non seulement Vous aimez les petits ; Vous daignez encore Vous faire petit pour Vous unir à ma bassesse. C’est comme un faible enfant que Vous venez à moi, ô Dieu suprême ! A Votre approche, je me confonds, je m’abîme dans mon néant ; moi, jusqu’ici si éloigné de l’humilité et de la simplicité de l’enfance. Vous cherchez l’étable et la crèche pour y naitre, dans Votre humilité ; entrez dans mon cœur. Bethléem ne Vous offrit rien d’aussi digne de cette grandeur qui aime à descendre dans ce qu’il y a de plus infime, de cette Lumière qui se plaît à illuminer les plus profondes ténèbres.

Ainsi soit-il.

Dom Guéranger suggère également qu’au milieu de ces prières du matin, nos pensées « se tournent principalement vers la naissance de Jésus-Christ dans nos âmes. En cette période de l’année liturgique, nous devons revenir à la base même de notre vie spirituelle et céder, avec une docilité enfantine, aux inspirations du Saint-Esprit. L’objet de notre contemplation, ainsi que la source de notre confiance, est Jésus, le Verbe Incarné, enserré dans les liens de l’enfance, déposé dans sa crèche, présenté au Temple et fuyant en Égypte. Son amour pour nous l’a amené à se soumettre à ces faiblesses de l’enfance, afin que même nous puissions imiter notre Dieu ! Saint Luc nous dit que sa Sainte Mère a gardé tous ces mystères dans son cœur et les a médités. Suivons son doux exemple et nourrissons notre âme de la Manne céleste. Que les rayons de cette Lumière cachée mais pénétrante nous éclairent. »

 

Source: https://fr.aleteia.org/




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